Journée interminable dans la peau de Fiona, une infirmière dans un service en sous-effectif. La réalisatrice suisse Petra Volpe dénonce une réalité hospitalière cruelle avec une telle authenticité que le film ressemble à un documentaire. Une succession de plans séquences qui vous prend directement aux tripes.
Une recommandation de Léa
Vous trouverez ce film dans notre rayon Multimédia à la cote ENPR (blanc).
« Russell Crowe interprète le rôle de l’illustre mathématicien John Nash, qui se retrouve mêlé à un mystérieux complot alors que le monde entier s’apprêtait à lui rendre hommage. Désormais, il ne peut compter que sur l’aide de sa femme. Une histoire passionnante qui exalte le courage, la passion et le triomphe. »
John Nash est brillant en mathématiques mais très maladroit socialement. Suite à ses travaux, il est approché secrètement par le gouvernement pour travailler sur le décryptage de messages secrets russes à propos d’un attentat nucléaire. Là, John va sombrer de plus en plus profondément dans une spirale de doute, de paranoïa et d’illusion. Heureusement, il n’est pas seul pour sortir de ce tourbillon infernal. Ce sera une rude épreuve, mais déterminante.
Un film intelligent et construit de sorte qu’on a envie de le regarder une deuxième fois pour comprendre tous les éléments avec un regard éclairé par le premier visionnage.
Une recommandation d’Aloys.
Vous trouverez ce titre dans notre rayon Films à la cote HOMM (blanc).
Après la récente découverte du film « The Lobster« , une fable loufoque sur l’injonction au bonheur et la vie conjugale, je poursuis mon exploration de l’univers du réalisateur grec Yorgos Lanthimos avec « Pauvres créatures ». Et là, c’est le coup de foudre artistique ! Mon nouveau réalisateur fétiche !
Avec une époustouflante esthétique, « Pauvres créatures » revisite le mythe de Frankenstein à l’ère du féminisme. Dans un univers rétrofuturiste et surréaliste, nous suivons l’émancipation de Bella Baxter, interprétée par Emma Stone, une femme-enfant créée par l’étrange et peu orthodoxe docteur Godwin Baxter. Avide de découvrir le monde dont elle ignore tout, elle s’enfuit avec Duncan Wedderburn, un avocat débauché, et embarque pour une odyssée étourdissante à travers les continents.
Une recommandation de Léa
Vous trouverez ce film, à voir dès 16 ans, dans notre rayon Multimédia à la cote PAUV (blanc).
« Victime d’un complot, le jeune Edmond Dantès est arrêté le jour de son mariage pour un crime qu’il n’a pas commis. Après quatorze ans de détention au château d’If, il parvient à s’évader. Devenu immensément riche, il revient sous l’identité du comte de Monte-Cristo pour se venger des trois hommes qui l’ont trahi. »
La vengeance du Comte de Monte Cristo est l’une des quêtes de vengeance les plus célèbres. Et cette adaptation cinématographique est réussie. Malgré ses 2h50, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Pourtant, l’action n’est pas omniprésente. Et c’est là une des richesses du film. Les superbes décors et costumes, le jeu des acteurs qui nous emporte, la tension qui monte, et le temps qui file sans que l’on ne s’en aperçoive. On est loin des blockbusters américains, et pourtant le film nous plonge habilement dans les plans du Comte et de sa quête de justice. Une fois terminé, le film fait réfléchir, nous met inévitablement face à nous même. A voir !
« Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l’attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir. Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu’il découvre, en revanche, c’est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n’ose mettre les pieds. Un assassin va profiter de cette situation. »
Deux flics aux bagages bien différents qui s’unissent, sur fond d’immigration, d’injustice, de souffrance, et malgré tout quelques touches d’espoir. Le livre ne prend pas de parti, il raconte seulement. Il pousse ainsi le lecteur à réfléchir pour se forger son propre avis. A écouter.
Sandra, Samuel et leur fils malvoyant de 11 ans, Daniel, vivent depuis un an loin de tout, à la montagne. Un jour, Samuel est retrouvé mort au pied de leur maison. Une enquête pour mort suspecte est ouverte. Sandra est bientôt inculpée malgré le doute : suicide ou homicide ? Un an plus tard, Daniel assiste au procès de sa mère, véritable dissection du couple.
Un film multi-primé sur les rouages de la justice. Prenant et poignant !
Saviez-vous que 80% de la bande passante de l’internet mondial sont consommés par le streaming vidéo ? Qu’une heure de streaming génère 56 grammes de CO2 ? Baisser la résolution ou télécharger les vidéos sont des solutions pour réduire son empreinte carbone, mais l’emprunt de CD et DVD aussi ! A la Médiathèque de la Vallée de Joux, nous proposons de la musique et des films récents (et moins récents) pour tous les goûts et tous les âges. A bon entendeur…
Une recommandation de Léa
Vous trouverez ce film dans notre rayon Multimédia à la cote ANAT (rouge).
Source : Comment le streaming vidéo réchauffe la planète, Le Temps – 30.08.2022
Nous sommes à Paris, dans les années 1920. Un ancien combattant de la Grande Guerre se voit confier par une mère la mission de retrouver son fils, un soldat disparu il y a 3 ans. Il avait déjà effectué ce genre de recherches de disparus de la guerre, mais cette affaire-là lui prendra 10 ans et laissera en lui une trace tenace. Au fur et à mesure des témoignages, des histoires, des souvenirs qui se confrontent puis s’ajustent, il découvrira que la mère ne lui a pas tout dit sur son fils. Il découvrira l’histoire d’amour qui liait ce jeune disparu à une jeune allemande. Une histoire d’amour dont la mère avait honte. Une histoire que la mère tout comme la guerre n’ont pas su étouffer. Un amour fou qui bravait les tempêtes d’acier, la boue, les pluies de fer et le froid. Un amour qui devient comme un rayon de lumière et d’espoir pour tous ceux qu’il croise. Un amour qui semble faire écho dans la vie du héros, dont on ne sait que peu de choses.
Le soldat désaccordé est particulier. Le sujet est dur et cru, pourtant il y a quelque chose, un je-ne-sais-quoi de chaleureux dans les mots de l’auteur. Quelque chose qui donne une nouvelle perspective, qui surpasse les horreurs de la guerre. Une invitation. On retrouve cette invitation dans les dialogues de ces personnages cassés, souvent bien plus de l’intérieur que de l’extérieur. On a compassion d’eux. On aurait envie de les voir se relever. En fait, c’est le genre de lecture qui laisse une marque quand on l’a terminée. On s’est impliqué émotionnellement, sans tout de suite s’en rendre compte. On s’est posé des questions, sans forcément obtenir les réponses. Alors on essaie de les trouver par soi-même, si bien que l’histoire finit par se frayer un chemin dans un petit coin du coeur, et s’y accroche gentiment.
« 1955, dans le désert de l’Ouest américain. Élèves et parents venus des quatre coins du pays se pressent à Asteroid City pour la Journée de l’Astéroïde. Ils espèrent tous décrocher la bourse qui sera remise au lauréat du concours scientifique des Jeunes Astronomes et Cades de l’espace. Mais la manifestation est brutalement perturbée par un évènement d’envergure planétaire… »
Les personnages sont loufoques, l’humour décalé, les couleurs saturées. Ça part dans tous les sens, comme une drôle de cacophonie mais bien organisée. Un film où l’on apprend à se laisser porter sans chercher à tout comprendre.
Une recommandation d’Aloys
Vous trouverez ce titre dans notre rayon Films à la cote ASTE (rouge).