Archives de catégorie : Livres

Les temps du passé de Lee Child

« Reacher part sur les traces de son père. Debout au bord d’une route, le pouce levé, Jack Reacher a la ferme intention de traverser les Etats-Unis en stop. Mais dans les bois de la Nouvelle-Angleterre, un panneau lui indique une ville au nom familier : Laconia, où son père est né. Il décide de faire le détour et découvre qu’aucun Reacher n’y a jamais vécu. Lui a-t-on menti ? Non loin de là, un couple de jeunes Canadiens tombe en panne et échoue dans un motel. Les propriétaires promettent de les aider à repartir. Mais ces derniers disent-ils toute la vérité ? Les chemins de tous ces personnages vont se croiser dans de terribles circonstances, car la mort rôde dans les parages… et Reacher, fidèle à lui-même, va devoir s’en mêler. »

Un ancien policier militaire en quête de ses origines. Une quête qui, forcément, ne pourra pas se dérouler sans accrocs. Un jeune couple qui veut débuter une nouvelle vie et se retrouve pris au piège dans un motel. Une tension qui monte au fil des pages. Une construction de l’histoire en effet miroir entre Reacher et le jeune couple. Un dénouement brutal et efficace. Du Reacher.

Pour info, les aventures de Jack Reacher ont été adaptées en série TV, Reacher, dont la deuxième saison vient de sortir.

Une recommandation d’Aloys

Vous trouverez ce titre dans notre rayon Romans ado-adultes à la cote CHIL (blanc).

Tous les arbres au-dessous de Antoine Jaquier

« Retranché dans une ferme isolée du massif vosgien, Salvatore a parfaitement anticipé la fin inéluctable de notre civilisation. Il s’est minutieusement préparé à la survie en autarcie. Mais après trois ans de solitude, son chemin croise celui d’autres survivants.. »

Déjà séduite par le premier livre d’Antoine Jaquier Ils sont tous morts qui raconte de manière romancée sa jeunesse passée à la Vallée de Joux, l’auteur vaudois signe avec Tous les arbres au-dessous un roman où l’usage de drogues tient à nouveau une place centrale dans le récit. J’apprécie son écriture, fluide, crue, aux références culturelles très contemporaines. De manière générale j’aime les romans de genre post-apocalyptique, c’est pourquoi le résumé a tout de suite accroché mon attention. Après une première partie qui correspondait à mes attentes, j’ai été surprise par la tournure plus spirituelle de l’histoire qui, il faut bien l’avouer, m’a plutôt déçue. Le roman reste toutefois une excellente critique sociale à découvrir !

Une recommandation de Léa

Vous trouverez ce roman dans notre rayon Ado-adultes à la cote JAQU (blanc).

Les naufragés du Wager de David Grann

Aye, matelots, entendez l’appel de l’aventure, de la richesse, du pouvoir, d’une nouvelle vie !

An de grâce 1740. Certains montent à bord pour fuir la terre et y laisser leurs soucis de dettes, leurs frustrations, les bureaucrates injustes et se construire une nouvelle vie. D’autres embarquent par soif d’aventures et de richesses. Le navire devient un échantillon de la société, rassemblant à son bord toutes sortes de gens, confondant et confrontant toutes les classes sociales : brigands, nobles, médecins, soldats, pères, fils.

Mais l’image qui miroite dans leurs esprits est un reflet mensonger. Les conditions de vie à bord sont déplorables. L’humidité stagne et s’infiltre jusque dans les hamacs, trempés. Les épidémies déciment les hommes. La météo se déchaîne et repousse le navire comme une coquille de noix bien loin de son objectif. Il y aura un naufrage. Il y aura deux combats. L’un opposera les naufragés sur une île. L’autre opposera les récits des survivants. Une guerre à qui aura la version de l’histoire la plus convaincante.

Les Naufragés du Wager est un récit historique bien construit et très bien documenté. L’auteur sait se détacher subtilement de son récit pour emmener son lectorat et lui en apprendre plus. La vie de l’époque, l’utilisation d’un objet, l’histoire passée ou future d’un lieu, mais sans alourdir la lecture. Au contraire, elle s’enrichit et prend une dimension d’autant plus vivante pour nous, individus du XXIe siècle. Si bien que les pages se tournent les unes après les autres. On se fait embarquer dans l’aventure, le vent en poupe, mais gare à la tempête qui rugit au loin…

Alors fini de jacter et à votre poste, bande de bigorneaux ! Livre en main, bottes cirées, tricorne ajusté. Le périple peut commencer.

Une recommandation d’Aloys

Vous trouverez ce roman d’aventures dans notre rayon ado-adultes à la cote GRAN (blanc).

Hamnet de Maggie O’Farrell

« Un jour d’été 1596, dans la campagne anglaise, une petite fille tombe gravement malade. Son frère jumeau, Hamnet, part chercher de l’aide car aucun de leurs parents n’est à la maison… Agnès, leur mère, n’est pourtant pas loin, en train de cueillir des herbes médicinales dans les champs alentour ; leur père est à Londres pour son travail. Tous deux sont inconscients de cette maladie, de cette ombre qui plane sur leur famille et menace de tout engloutir. »

Maggie O’Farrell brode de manière romancée la genèse d’une des plus célèbres pièces écrite par le dramaturge William Shakespeare. Un texte à la fois poétique et bouleversant sur les liens familiaux et le deuil.

Une recommandation de Léa

Vous trouverez ce roman historique dans notre rayon Ado-adultes à la cote OFAR (blanc).

Les indociles de Camille Rebetez et Pitch Comment

Depuis une dizaine d’années, le monde de l’édition romand voit fleurir des bandes dessinées qui présentent les temps forts de l’histoire helvétique contemporaine. Autant d’ouvrages, d’explorations graphiques qui rendent l’histoire peu ennuyeuse et nous donnent l’occasion de porter un autre regard sur la Suisse.

Les récents titres « Le siècle d’Emma » et « Le siècle de Jeanne » de Fanny Vaucher et Eric Burand aux éditions Antipodes ont rencontré un joli succès en librairie. Ils retracent crises et évènements du 19ème et 20ème siècle : révoltes paysannes en Pays de Vaud, guerre civile de 1847, révolution industrielle, montée du nazisme, immigration italienne, scandale des fiches, etc.

La première du genre, la série « Les Indociles », parue de 2012 à 2016 aux éditions Les Enfants rouges, est moins connue mais tout aussi remarquable. Le travail de Camille Rebetez au scénario et de Pitch Comment, dessinateur de presse pour l’Arc-Hebdo et le journal satirique romand Vigousse, est de qualité.

Le récit, découpé en 5 tomes – un par décennie, suit le parcours de trois jeunes protagonistes qui aspirent à une vie différente de celle de leurs parents : Lulu, fils d’ouvrier, Joe, fils d’un directeur d’usine, et Chiara, fille d’immigrés italiens.

Le cheminement des trois adolescents va les mener à une ferme isolée dans la campagne jurassienne – canton qui est, ne l’oublions pas, le berceau du mouvement anarchiste depuis les années 1870 – où se réunissent militants et marginaux. Là, ils vont découvrir un mode de vie communautaire, des idéaux politiques et rêver d’un monde nouveau, loin des valeurs traditionnelles avec lesquelles ils ont grandi.

Des années 1960 aux années 2000, les lectrices et les lecteurs découvrent ainsi le parcours de cette bande d’amis inséparables malgré les épreuves et les désillusions qui les touchent. A travers le regard intime des personnages, les auteurs abordent des enjeux politiques et sociétaux qui ont profondément marqué la Suisse de la seconde moitié du vingtième siècle.

Avec l’âge, Lulu, Joe et Chiara prendront-ils de la distance avec leur idéologie de jeunesse ? Trouveront-ils la liberté tant rêvée ? A découvrir sans plus tarder…

A noter encore qu’une série télévisée librement inspirée de cette bande dessinée a été diffusée en novembre 2023 sur la RTS et est disponible en streaming sur la plateforme Play RTS jusqu’au mois de mai.

Une recommandation de Léa

Vous trouverez cette série dans notre rayon Bandes dessinées adultes à la cote INDO (blanc).

Brussailes de Eléonore Devillepoix

« À Brussailes, depuis le printemps, des œufs se volatilisent. Le Parlement des Oiseaux décide de tirer au clair ces disparitions mystérieuses. La mission est confiée à un trio bigarré : Jaboterne, un pigeon lunaire, Sept, une corneille acariâtre, et Chantperdu, un rouge-gorge tapageur. En huit jours, d’un bout à l’autre de la ville, cette équipe improbable va devoir résoudre l’affaire… quitte à y laisser des plumes. »

Choisi en raison d’un récent voyage dans la capitale belge, j’ai survolé les toits de Brussailes, le Bruxelles des oiseaux, et me suis laissée porter par cette fable animalière originale. Un récit sur l’amitié et la tolérance à découvrir à travers le regard des oiseaux. Un roman pour les amateurs et amatrices de nos amis à plumes.

Une recommandation de Léa

Vous trouverez ce roman dans notre rayon Ados-adultes à la cote DEVI (rouge).

Billy Summers de Stephen King

Billy Summers est un tueur à gages. Avec un principe : seulement les méchants. Il ne tue que les méchants, pas les gens bien. Est-ce que ça fait de lui un type bien ? Il l’a toujours pensé en tout cas. Jusque-là, tout a toujours roulé, il ne s’est jamais fait coffrer. Un pro de la fuite, un vrai Houdini. Mais aujourd’hui, il veut prendre sa retraite, faire son dernier coup, et se retirer pour profiter des années qu’il lui reste. Et cette dernière cible, c’est un gros coup. Un coup à 2 millions de dollars. Son ultime et dernier coup. Or, il le sait, les derniers coups ça finit toujours par foirer quelque part. Il l’a vu à la télé. D’ailleurs il sent que quelque chose cloche dans cette affaire : des éléments lui sont cachés. Et malgré lui, il se lie un peu trop avec ses collègues, ses voisins, leurs enfants, sensés lui servir à s’intégrer pour renforcer sa couverture. Il va un peu trop loin, il se lie plus que d’habitude. Et forcément, ça ne loupe pas : ça foire et le piège se referme sur Billy qui parvient à s’échapper. Alors commence une quête de vengeance pour retrouver son honneur. Mais où donc cette vengeance le mènera-t-il ?

Billy devient de plus en plus attachant au fil de l’histoire, mais aussi ambigu, avec ses multiples identités, ses réflexions, sa manie de ne tuer que les types méchants. Quel est le véritable Billy ? Stephen King joue avec les lectrices et lecteurs. Il nous fait croire, nous fait douter mais ne nous donne pas de réponse. L’auteur envoie son personnage sur la route de la vengeance, mais les imprévus sur sa route sont en train de le transformer. Sera-t-il capable d’aller jusqu’au bout ? Quel prix devra-t-il payer ?

Une recommandation de Aloys

Vous trouverez ce roman dans notre rayon Ados-adultes à la cote KING (blanc).

Chien 51 de Laurent Gaudé

Zem Sparak est un flic errant comme un vulgaire chien sous les pluies acides de la zone 3, la plus misérable, la plus polluée de Magnapole, l’immense cité régie par GoldTex, fleuron d’un post- libéralisme hyperconnecté et coercitif. Mais au détour d’une enquête le passé va venir à sa rencontre.

Un polar d’anticipation très réussi ! Noir, profond, au croisement de 1984 de George Orwell et du Neuromancien de William Gibson, où l’ultra-capitalisme régit une humanité en perdition.

Une recommandation de Léa

Vous trouverez ce roman dystopique dans notre rayon Romans ados-adultes à la cote GAUD (blanc).